La situation est grave et la médecine française est en difficulté. Que s’est-il passé pour que nous nous retrouvions dans cette situation. J’ai surtout un regard sur ce qui était et devrait rester la pierre angulaire de notre système de soins : Le médecin Généraliste. Plusieurs évolutions, au cours de ces dernières décennies, mettent en difficulté sa pratique :
– l’évolution de la science : La quantité de notions à acquérir a nettement augmenté, examens paracliniques, techniques thérapeutiques et chirurgicales, pharmacologie, etc… tout cela rend la consultation difficile et exercer seul, isolé, devient quasiment impossible.
– Or, la désertification médicale, qui est en marche depuis plus de vingt ans, isole de plus en plus les médecins. Et par là même les décourage à l’installation.
– Le poids des pouvoir publics, (ARS) qui s’affolent devant la raréfaction des médecins et la difficulté pour les citoyens à trouver un médecin pouvant les soigner, s’est porté sur le généraliste. Le voilà rendu responsable de l’encombrement des hôpitaux et, comme solution, on lui impose une permanence des soins bien difficile à supporter en plus de sa surcharge de travail. Tout ceci sans contrepartie, avec un prix de consultation des plus bas d’Europe : rien n’est fait pour encourager et soutenir les jeunes généralistes.
– Les patients ne voyant pas les difficultés, ayant du mal à être pris en charge, et voyant un coupable tout désigné par les politiciens et les pouvoirs publics se retournent contre le médecin généraliste : non seulement il n’y a plus de respect pour son travail, il faut dire que le patient connaît tout de sa maladie grâce à Wikipédia, mais il y a même une augmentation des agressions verbales et physique des médecins…
Quel avenir pour ce médecin de terrain : le médecin généraliste ?












