Les « Belles » de Cheval-Blanc : deux jours de joie, de gaité, de jeunesse et de folie….

Cette tradition propre à Cheval-Blanc qui se perpétue depuis 125 ans a été une fois de plus parfaitement respectée.
Le vendredi 14 février, jour des « Belles » par un beau soleil et un petit vent frisquet, ils étaient 22 Belles à aller de maisons en maisons pour y inviter les filles au bal du soir et faire la farandole. Accueillis partout, ils étaient suivis par les 7 ermites. Beaucoup moins sages, beaucoup moins beaux, pour ne pas dire dépenaillés, ils suivaient le même trajet pour arriver le soir même, comme les belles, au même endroit, mais pas dans le même état. Le but : le « Grand Bal Des Belles ». Et ce fut un chouette bal dans la joie et dans la fête.

La farandole sur la canebière.
Avec les nouveaux commerçants, Espace Clément Donnat.

Le lendemain, samedi 15 février après une courte nuit, les carmentrans se sont retrouvés sur le parvis de la mairie, ils vont retourner dans les maisons visitées la veille. Mais cette fois ci c’est la famille du carmentran qui va défiler pour quémander la clémence des chevalblanais, car carmentran vient de décéder et a laissé sa famille dans le dénuement. Son mannequin les suit dans la charrette si bien décorée hier pour les musiciens. Les Belles de la veille ont un rôle à jouer : du curé au maire, de la veuve au fils ivrogne, du bébé à la fille de mœurs légères. C’est donc une petite saynète avec un texte en provençal qui est jouée à chaque maison. Pour réconforter cette famille on leur offre à manger et à … boire.
Et tous se rejoignent le soir sur le parking du stade pour y faire un grand feu et y brûler carmentran…. Y faire une dernière farandole et sauter au-dessus du feu. Le vent était tombé, il a fait doux dans la journée mais la nuit venue il faisait un petit 2°, ce qui n’a pas refroidi certaines Belles qui étaient torse nus…!
Ensuite il y eu la « Boom des Carmentrans » mais là nous n’irons pas : c’est leur soirée. !

Un grand bravo et merci à tous les « suiveurs » accompagnateurs et forces de l’ordre qui en ont assuré l’organisation, la sécurité et l’encadrement pour que cette fête reste une fête !

Les Carmentrans chez un “ancien” : Marc FERRIER.
La charrette est déniapée pour alimenter le feu.
Les Carmentrans ne résistent pas au plaisir de dire leur texte une dernière fois pour leur public ! Ce texte ne ressemble plus bien à celui du matin, mais le cœur y est, si le costume lui n’y est plus !!!

Bertrand Sergent.

2 réponses sur “Les « Belles » de Cheval-Blanc : deux jours de joie, de gaité, de jeunesse et de folie….”

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